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Être pour la liberté, être libertarien

12 mai 2015, 1
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Je suis libertarien. Cela ne signifie pas que j’ai des déviances sexuelles bizarres ou que je suis un amateur de libertinage. Non ! Cela signifie que suis pour la liberté individuelle avant toute chose, notamment face à l’État ou n’importe quelle organisation qui se trouve face à moi.

Dans cet article, je vais vous parler de ce qu’est être un libertarien selon mon point de vue, et ce en quoi je crois et j’aspire. Je ne pourrais pas développer une pensée détaillée et analytique sur tous les sujets. Il faudrait écrire un livre sur ça. Mais au moins essayer de survoler certains sujets afin que vous en ayez une meilleure conception.

Beaucoup de gens confondent libéral et libertarien. Les premiers sont pour une économie avec une limitation des normes ou règlementations, avec un état tout de même présent, mais bridé par un jeu d’élections plus ou moins démocratiques (Sic) afin que chacun puisse s’épanouir individuellement. Je suis bien plus radical que cela. Pour moi, un gouvernement doit se limiter au minimum du minimum : armée, justice et diplomatie extérieure. Rien de plus ! Ni pour la sécurité publique, ni pour les réseaux de distribution d’eau, d’électricité ou de sécurité sociale ou de retraite, ou quoi que ce soit.

L’infantilisation par l’école de la république, puis par ses différentes administrations, sonne à mes oreilles comme une douce marche funèbre pour ce qui fait l’Homme un Homme, et le rend de plus en plus dépendant à la drogue étatique. Posez-vous la question : si demain le gouvernement disparait, comment est-ce-que je m’organise individuellement et avec ma communauté ? Bon nombre d’entre vous n’aurez pas une espérance de vie supérieure à 3 jours. Dans les pays occidentaux, les gouvernements ont réussi à s’imposer, et à être désirés, par une population toujours plus surveillée et avec toujours moins de libertés. La plupart des gens trouvent cela normal, ou alors ils n’en ont pas vraiment conscience car trop occupés à regarder la télévision subventionnée par l’État ou à jalouser les possessions des voisins. Divide et impera !

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Il n’est d’ailleurs pas surprenant que dans tout régime socialiste (qu’il soit fort comme en ex-URSS ou sous l’Allemagne nazie, ou modéré comme dans la France de 2015) le gouvernement tente de transformer sa population à l’image de « l’Homme nouveau » tant souhaité selon ses besoins et ses motivations, mais toujours totalement dépendant du pouvoir en place. Dans le IIIème Reich, il était question de la famille aryenne, grands, blonds, aux yeux bleus, avec 4 enfants (minute culture : le modèle utilisé pour l’aryen était en réalité un slave ukrainien, lolilol). En URSS, il était question de l’Homme nouveau travailleur et prêt à se sacrifier pour le parti. En France, il s’agit d’un efféminé pro tout et rien en même temps, accompagné d’une femme dominatrice et castratrice. Dès lors que l’on commence à s’attaquer à une communauté car elle ne répond pas aux critères du gouvernement (juifs, musulmans, tsiganes, chrétiens, etc) cela me hérisse le poil. Chacun doit être libre de vivre tel qu’il le souhaite, avec qui il le souhaite, avec ses propres moyens et sans pour autant imposer ses opinions ou choix de vie aux autres. Un gouvernement, lui, aura pour but d’aplanir les différences entre chaque individu afin de le rendre plus docile et contrôlable.

Plus une communauté est petite, plus il est facile d’exercer sa religion et d’afficher sa culture, car généralement on se regroupe avec ceux que l’on reconnait comme des nôtres. Plus la communauté est grande et plus les gens doivent respecter la vie privée des autres et ne pas chercher à imposer leurs idées ou croyances.

La propriété privée est pour moi également à la base des libertés individuelles. Selon moi, ni personne ni l’État ne doit pouvoir pénétrer sur mon terrain sans ma permission. Aucune expropriation n’est possible et encore moins de taxation sur une quelconque possession. La liberté de disposer de ses biens est essentielle à quiconque veut vivre librement. 

Le libre échange. Aucune taxe et aucune règlementation ne doit venir interférer entre toute transaction avec une ou plusieurs parties. Un marché doit être fait de grès à grès, et ce sans influence extérieure non voulue et donc imposée par qui que ce soit. La monnaie doit être choisie librement (argent papier, argent scriptural, argent type Bitcoin, or ou autre métaux précieux, troc, etc) et un contrat simple ne nécessitant pas de longues études juridiques pour le comprendre peut être rédigé (selon l’accord des parties). Cela permet de libérer le commerce de tout contrôle. De toute manière, même pendant l’antiquité il existait des zones offshores libres de taxes, et cela a permis à bon nombre de cité-états ou contrées de prospérer grâce au commerce.

La liberté de se protéger. Aucune dictature ne pourra laisser à ses citoyens la possibilité de s’armer librement. Le deuxième amendement de la constitution américaine donnant le droit à chaque individu de posséder une arme permet à chaque citoyen d’avoir la liberté de se défendre face à un agresseur ou à un gouvernement tyrannique le privant de ses droits. Beaucoup de gens répondent favorablement à la propagande pour le désarmement des citoyens, même si les statistiques prouvent une nette amélioration de la sécurité dès lors que les armes n’y sont plus prohibées. En France, la loi autorise le citoyen à se défendre (de manière proportionnelle) face à un agresseur. C’est beau, ça paraît juste et bien, mais la réalité est toute autre. Si quelqu’un me pointe un revolver sur la tempe, qu’est ce que je fais ? Les armes sont supposées être interdites. Si quelqu’un m’agresse avec un couteau ? Qu’est ce que je fais puisque je ne peux pas en avoir un sur moi ?
Les faits divers ont prouvé qu’en France, la victime qui se défend est généralement inquiétée par la justice dès lors que l’agresseur finit mal en point. Le commerçant qui se défend finit derrière les barreaux. Le retraité qui sort son fusil de chasse face aux cambrioleurs violents est immédiatement arrêté. Comment pouvoir se défendre face à un agresseur mieux armé sans le blesser sous peine d’être poursuivi ? En France, il est techniquement légal de maîtriser son agresseur jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre. Mais on fait comment ? On lui demande gentiment d’attendre, ou on tente par la force au risque de le blesser (ou pire s’il fait une mauvaise chute) ?

Et pour la sécurité publique et le gouvernement local ? On parle de forces de l’ordre et non de forces de protection. Contrairement à la croyance populaire, la police et la gendarmerie n’ont pas comme mission principale le maintien de la sécurité publique, mais de l’ordre public. Cela veut dire qu’ils vont acter dans le but de garantir le maintien en place de l’ordre établi, et donc du pouvoir en place. Durant la seconde guerre mondiale, sans les forces de l’ordre et leur mission principale de maintien de celle-ci, le gouvernement de Vichy n’aurait jamais pu fonctionner. Si demain le maintien de l’ordre passe par l’arrestation arbitraire d’un ou de plusieurs citoyens, ces citoyens arbitraires seront arrêtés.
Mais comment instaurer une sécurité publique, alors ? Il existe plusieurs solutions : les milices ou les sociétés privées. Dans une petite communauté, une milice peut spontanément se constituer face à un danger publique, ou tout simplement être composée de volontaires qui, à tour de rôle, assureront la sécurité des autres. Dans une plus grande communauté, le tout réside dans la logistique, et seule une entreprise privée peut réellement arriver à maintenir la sécurité de chacun tout en respectant le citoyen, qui est un client.

Mais vous me direz que dans ce cas là, il faut une organisation locale afin de collecter les paiements de chacun pour payer cette entreprise de sécurité. Oui ! Je suis contre le gouvernement. Une mairie libre et indépendante du gouvernement peut tout à fait exister et fonctionner avec un maire élu et des conseillers municipaux tirés au sort tous les X temps, où chacun est révocable par un simple vote citoyen pouvant être organisé spontanément. Cette équipe aura pour mission de répondre uniquement aux besoins de la population afin de gérer les rentrées d’argent (volontaires) et d’organiser la vie de la communauté. Toute l’administration devra être totalement transparente, et chaque citoyen doit avoir accès à tout document administratif quand il le souhaite. Ce que je propose est une des nombreuses solutions proposée par les libertariens. Je ne dis pas que ma solution est la bonne, mais elle peut constituer une base à la réflexion. 

L’armée. Elle doit être présente uniquement pour défendre le territoire contre toute agression menaçant la liberté et la vie des citoyens. Elle doit également répondre aux besoins lors des catastrophes naturelles et aider (au besoin) à répondre face à un danger imminent (quel qu’il soit) et uniquement à la demande des communautés. Elle peut aussi assurer des missions humanitaires sous demande de nations étrangères et avec l’accord des représentants des citoyens. 

Les guerres ne sont pas provoquées par l’accumulation des armes. Elle surviennent quand un agresseur considère qu’il peut parvenir à ses fins à un prix acceptable.Margaret Thatcher

Les impôts. Je ne suis pas pour 0% d’impôt. Car il faut bien entretenir la justice, l’armée et les missions diplomatiques à l’étranger. Je suis pour une « flat-tax » (inscrite dans la constitution) de 5%, et ce uniquement sur les revenus personnels. Ni sur les ventes, ni sur les propriétés, ni sur les bénéfices d’entreprises, ni sur quoi que ce soit. Uniquement une « flat-tax » de 5%, et ce quelque soit le revenu.

Comment se protéger contre tout type d’abus ou d’infraction ? Tout d’abord, il faut comprendre ce qu’est une externalité négative. Plutôt que de faire un long discours je vais vous proposer une courte vidéo.

Cette vidéo n’aborde pas le système juridique. Pour un libertarien (enfin… selon mon modèle), la justice doit être totalement libre de tout contrôle ou influence. Un système d’application des sanctions sur un modèle collégial doit être élu régulièrement par le peuple, et un juré doit être constitué si l’accusé en fait la demande. La justice aura également pour mission de faire appliquer ces sanctions.

Et pour la peine de mort ? Je me suis souvent interrogé là dessus. Je ne pense pas qu’il faille restaurer la peine de mort, pour une simple raison : il est impossible d’appliquer des réparations au condamné en cas d’erreur judiciaire avérée. Pour un crime grave (viol avec violence, meurtre, crime crapuleux, etc), il faut partir du principe que par ses actes, l’individu fait le choix de s’exclure de l’humanité, et donc renonce à ses libertés. Les systèmes de bagnes ou des travaux forcés reprennent alors tout leurs sens. En cas de fausses accusations, le plaignant se verra condamné à la même peine prévue que pour les accusations qu’il a proférées devant la justice.

La solidarité. En France, comme dans la majorité des pays, les gens pensent que s’ils ne peuvent pas partir en vacances au soleil, c’est parce que quelqu’un d’autre a décidé de s’y rendre en première classe plutôt qu’en économique. Cette personne pensera que quelqu’un d’autre profite de l’argent qui lui a, d’une manière ou d’une autre, « été volé ». Généralement, les patrons endossent parfaitement le rôle du coupable. Cette personne trouvera donc normal que ceux qui possèdent d’avantage se voient contraints de donner leurs richesse au gouvernement, qui promet alors à son tour de redistribuer cet argent aux moins favorisés.
Ce système n’est qu’une immense usine à gaz produisant toujours plus de pauvreté et d’assistanat. Il faudrait un livre pour expliquer pourquoi la répartition de la richesse, ou l’égalitarisme à toutes les sauces, ne fonctionne pas. En agissant ainsi, le gouvernement incite les gens à déléguer les problèmes de leur voisin ou d’un membre de la communauté à ce même gouvernement. Rendant ainsi le plus défavorisé dépendant et soumis, et le plus favorisé indifférent et cynique. Pour un libertarien, la solidarité doit être spontanée et volontaire. Les études d’observation montrent d’ailleurs que sans solidarité étatique, les gens ont tendances à se regrouper afin d’aider ceux dans le besoin et à s’investir personnellement pour le bien être des plus défavorisés. Bien sûr, il existera toujours des personnes comme le personnage de Ron Swanson (de la série « Parks and Recreation ») qui ne tendront jamais la main vers un miséreux, mais qui contribueront à son bien être par l’investissement dans l’économie locale, afin de créer de meilleurs emplois.

Le but de l’État n’est pas de vous rendre fort et indépendant. Cela annoncerait sa mort. Son but est de vous rendre faible et dépendant. Selon tout bon gouvernement, un citoyen totalement libre est un révolutionnaire. En France, on appelle « opposition » le joueur lésé durant un mandat au jeu des chaises musicales. Et encore… généralement il occupera des postes dans la haute fonction publique en attendant le nouveau round, avec un très bon salaire payé grâce aux travailleurs du privé.
Un groupe de personnes qui réclame clairement un changement majeur sera au mieux appelé révolutionnaire, au pire fasciste. La classe politique et les médias (qui, rappelons-le, sont financés par le gouvernement) se déchaînent alors sur ces individus soit en les ridiculisant, soit en les faisant passer pour dangereux aux yeux des autres. Les différentes solutions mises en application par les citoyens dans des circuits ouverts au public se sont toutes retrouvées torpillées par la justice et le pouvoir en place.
Exemple : les nombreuses attaques infructueuse des États contre le Bitcoin, qui a fini par être acheté en masse par le FBI afin d’être contrôlé.

Un bref aperçu des libertés en France

On présente la France comme le pays des droits de l’Homme, alors analysons cela très brièvement. 

  • Liberté de posséder : Oui, à condition de payer les diverses taxes, impôts, cotisations, assurances, etc, sinon votre bien vous est confisqué.
  • Liberté d’expression: La loi veille à ce que vous ne disiez rien de ce qui pourrait sortir des sentiers battus (Dieudonné, médias entièrement contrôlés avec invités uniquement autorisés par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, hollande-démission.fr, intimidations et pressions de l’État sur divers médias plus ou moins indépendants, etc). Donc pour la liberté de parole, on repassera.
  • Liberté de se mouvoir : Oui, ça, on peut admettre qu’en France, vous pouvez vous rendre du Nord-Pas-de-Calais à Marseille sans justificatif ou autorisation.
  • Liberté de culte : Même si vous ne vous ferez pas arrêter pour avoir exercé un culte, la politique du gouvernement s’acharne avec vigueur sur certains cultes.
  • La liberté de la résistance à l’oppression : Techniquement, un citoyen a le devoir de se rebeller face à l’oppression. Et bien allez-y, tentez, et on verra bien ce qui se passera.
  • La liberté d’entreprendre : En France, vous pouvez ouvrir une société (à condition de vendre ce qui est autorisé par la loi), mais ce qui se cache derrière est bien plus sombre. Un chef d’entreprise en France se résume à être un juriste travaillant sur les couches de règlementations qui s’additionnent chaque jour, et à faire un travail de collecte pour le centre des impôts. Quand il n’est pas directement racketté par un organisme type URSAFF ou RSI, il peut de temps en temps se consacrer à son métier.
  • Liberté de la presse : Sans le financement de l’État, la presse ne survivrait pas (car non adaptée aux nouvelles technologies). Cela revient à dire que l’État contrôle la presse, car contrôle l’envoi des chèques à chacun. Si on ajoute à cela de nombreux avantages fiscaux aux journaliste, un CSA qui contrôle ce qui peut être dit ou non, et une proximité physique avec les politiciens, peut-on réellement dire tout en restant sérieux que la presse française est libre et indépendante ?
  • Liberté à la vie privée : Regardez la loi sur le renseignement passée à l’assemblée nationale française le 5 mai 2015, tard la nuit, avec seulement une poignée de députés…

Bon, on pourrait continuer ainsi longtemps. Mais si on se contente d’une définition basique au sujet de la liberté et qui réunit le plus d’approbation, la liberté est le droit de choisir sans nuire à autrui. Cela consiste donc à mener sa vie telle qu’on le souhaite, du moment que cela n’empiète pas sur les plates-bandes de votre voisin.

Pour conclure cet article qui, je l’espère, vous aura permis de commencer à mieux comprendre la vision d’un libertarien, je vous invite à regarder un dessin animé tiré du livre « La Ferme des Animaux » d’après le roman du même titre de George Orwell :

Dans ce dessin animé, Orwell désigne les étapes conduisant à la dictature d’un petit nombre sur la majorité, en utilisant comme début de l’intrigue les animaux d’une ferme se rebellant contre le propriétaire tyrannique.

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1 Commentaire

  • Reply Alojamiento web 22 août 2016 at 18 h 30 min

    le futurisme , techno-libertarianisme, ou transhumanisme libertarien, qui prone le developpement de la science et de la technologie pour augmenter les capacites et la liberte des individus

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